Chez Marie Orban, le lien entre psychologie et monde animal ne s’est pas construit du jour au lendemain. Au contraire, il traverse tout son parcours.
Avant de devenir psychologue, Marie se forme comme assistante vétérinaire et donne notamment des cours d’éducation et d’obéissance au club canin d’Hermalle-sous-Huy. Les animaux occupent donc déjà une place importante dans sa vie professionnelle, même si elle ne sait pas encore exactement comment les deux univers finiront par se rejoindre.
Quelques années plus tard, après plusieurs changements professionnels, elle reprend des études universitaires en psychologie à Liège. Une fois diplômée, Marie garde encore un pied dans chacun de ses deux univers, en travaillant un temps comme assistante vétérinaire tout en commençant à exercer comme psychologue. Progressivement, la psychologie prend davantage de place, jusqu’au moment où elle décide d’en faire pleinement son métier.
Aujourd’hui, elle consulte notamment au centre Médi-Engis, où elle propose des consultations psychologiques classiques, sans présence animale, mais aussi des accompagnements intégrant la zoothérapie lorsque cette approche est pertinente. Plutôt que de laisser le monde animal derrière elle, elle l’a donc réintégré naturellement dans sa pratique grâce à une formation spécifique en zoothérapie.

La zoothérapie ne consiste pas simplement à avoir un chien ou un lapin présent dans le cabinet. Pendant les séances, l’animal devient un véritable partenaire du travail thérapeutique. Il peut aider à créer du lien, rassurer, faire émerger certaines réactions ou permettre d’aborder des émotions et des sujets parfois sensibles de manière différente.
Marie parle d’une relation qui ne se joue plus seulement entre le psychologue et le patient, mais à trois. La manière dont une personne interagit avec l’animal peut déjà apporter des éléments intéressants au travail thérapeutique.
Les animaux partenaires sont préparés à cette pratique et leur bien-être reste évidemment pris en compte tout au long des séances.


En parallèle des consultations individuelles, Marie organise également des groupes zoothérapeutiques. De nouveaux cycles débuteront à Médi-Engis dès novembre 2026, autour de différentes problématiques comme la dépression et le burn-out, le deuil, l’anxiété persistante ou encore le développement personnel.
Les groupes sont volontairement limités à cinq personnes. Les séances durent deux heures, ont lieu le samedi et s’organisent sous forme d’un cycle de six rencontres, à raison d’une séance par mois.
Chaque activité avec l’animal sert de point de départ à un travail plus large. Les participants peuvent ensuite partager ce qu’ils ont ressenti, observé ou vécu, et repartir avec des éléments concrets à poursuivre dans leur cheminement personnel.

Marie souhaite aussi développer son activité au-delà de son travail en cabinet, en imaginant des collaborations avec différents acteurs du territoire. L’objectif serait de construire, selon les besoins, des projets autour de la santé mentale, de la zoothérapie, de la prévention ou encore de l’accompagnement de différents publics, que ce soit avec des structures locales, des associations, des institutions ou des entreprises.
Auprès des entreprises, elle pourrait notamment intervenir autour de sujets très concrets comme les signes avant-coureurs du burn-out, la gestion du stress, la communication au sein des équipes ou encore l’accompagnement psychologique après un accident ou un événement difficile.
À plus long terme, elle aimerait également pouvoir disposer d’un lieu davantage dédié à la zoothérapie, avec notamment un espace extérieur permettant de développer d’autres formes de séances.


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